Missionnaires d'Afrique - Pères Blancs

Communauté d’accueil

Mours, la maison du bonheur

Comme chacun sait, Dieu est Amour et nous aussi, nous sommes à Mours et heureux d’y être. C’est d’ailleurs l’objectif de notre projet communautaire : être heureux ! Puisque c’est ce que Dieu veut pour chacun de nous.

Dans la Province, qui ne connaît pas Mours ? Dès votre arrivée, comme le faisait Maurice Catoir, Fernand Gruber vous propose de prendre une chambre pour votre séjour. Il est secondé dans ce service de l’accueil par Éloi Declerck, Bernard Soliveret, Jacques Renard ou Bernard Castang, ou par d’autres confrères, encore pendant les vacances.

Nous accueillons régulièrement des équipes pastorales le lundi ou des groupes le week-end, en plus des sessions et retraites (communes ou individuelles) PB et Sœurs Blanches. Pour que les visiteurs qui logent à l’annexe se sentent bien accueillis, les chambres et le réfectoire ont été entièrement remis à neuf et bien décorés par Gabriel Muratet, notre économe, avec le goût qu’on lui connaît.

En cas de maladie, Éloi Declerck se fait un plaisir de vous soigner ou de fournir des médicaments. La cuisine aussi a été remise à neuf depuis que la société Avenance s’emploie à nous servir de bons repas. Pierre Vallée et Jacques Bufferne assurent l’approvisionnement pour le petit-déjeuner et pour la buanderie. Nous accueillons aussi beaucoup de groupes de jeunes dans la propriété, en camping. Il faut croire qu’ils apprécient l’accueil, car le bouche à oreille nous apporte de plus en plus de demandes. Parmi ces groupes, il y en a quelques-uns qui demandent le témoignage d’un père. C’est Jean-Claude qui s’occupe d’eux.

Pour que tous ces hôtes profitent du cadre agréable du parc, Raymond Gallard a pris la suite de Michel Crampon pour l’entretien du parc depuis octobre 2007. C’est avec plaisir qu’il replonge dans ses racines paysannes. Pour permettre un travail efficace, nous avons acheté un nouveau tracteur-tondeuse qui peut aussi ramasser les feuilles en automne.


André Monnier et Bernard Soliveret, artistes fleuristes.

Dans le passé, c’était Maurice Catoir et Pierre Vallée, avec André de Thézy, qui rassemblaient les feuilles au râteau, puis les chargeaient dans la charrette pour les déverser et les mettre en tas pour faire du compost. Avec l’entretien du parc, il y a aussi tout l’embellissement des alentours de la maison par André Monnier ; nous profitons à plein de son amour pour les fleurs. Il est notre doyen d’âge (85 ans) et se donne à fond dans ce « turbin » comme il dit, quand il n’est pas à une répétition de chant du chœur dont il fait partie à l’Isle-Adam ou à Pontoise pour la coopération missionnaire. Nous lui devons en ce moment des perce-neige qui fleurissent sur le gazon vert !

Enfin, il y a le service des poubelles assuré efficacement par André de Thézy, aussi bien dans la maison que dans le parc.


À Mours chacun a sa tâche et chacun l’assume avec joie. Quelques-unes sont illustrées ici : Jacques Renard en admiration devant l’un de ses lapereaux ; Raymond Gallard conduit le tracteur ou aide à chasser les nombreux sangliers.

La percée
des sangliers

Depuis près de deux ans, nous avons des visiteurs nocturnes : un sanglier, sa laie et leurs petits viennent fouiner et labourer les pelouses à la recherche de vers et tubercules. Ils soulèvent le grillage de clôture et se faufilent par le trou. On s’évertue à boucher le trou ; ils en font un autre un peu plus loin. De guerre lasse, on a fait appel à un lieutenant de louve-terie, qui est venu voir, a fait une battue du côté du lac, et finalement a abattu un sanglier de 75 kg, dont une des cuisses est venue agrémenter notre repas. C’était en décembre 2007. Quel bon débarras ! C’était la grande illusion, car quinze jours plus tard, re-trou et re-labourage des pelouses ! On a rappelé le lieutenant de louveterie, re-battue, et au bout de 8 jours, il nous a ramené la moitié d’un sanglier. L’avenir nous dira si c’est le bon. Hélas, non ! Ils sont de nouveau là. Nous allons devoir mettre une clôture électrique pour les éloigner.

Comme retraités missionnaires, nous passons de bons moments dans la prière et nous aimons varier les chants ; Bernard Castang nous est très précieux à ce point de vue et il nous invite régulièrement à des “classes de chants”. Comme nous avons sonorisé la chapelle, nous pouvons parfois nous aider par des cassettes ou des CD et Bernard Soliveret aime mettre de la musique à l’entrée et à la sortie de notre messe dominicale. Au cours de l’été 2007, nous avons fait repeindre la chapelle, qui a retrouvé une nouvelle jeunesse. Pour le service de la sacristie et de la liturgie, nous profitons de la compétence d’Éloi Declerck, aidé par Jacques Renard. L’oratoire du 1er étage a aussi été refait complètement.

Tous au service
Nous assurons aussi des services à l’extérieur : Roger Fagnot collabore à l’aumônerie du pavillon Saint Laurent, à Beaumont, pour les malades de longue durée ; Guy Freu et Jacques Crépin sont comme des vicaires dans les paroisses du secteur de Beaumont et à L’Isle-Adam. Jacques Bufferne s’occupe de l’aumônerie des collèges et collabore à la préparation au baptême, en plus du service des assurances pour la province.

Henri Leroy s’occupe de la communauté burkinabé en Île de France. Chaque matin, 3 confrères assurent la célébration de l’Eucharistie dans 3 communautés religieuses à Beaumont, à Asnières-sur-Oise et à Boran. On vient les chercher et on les ramène (heureusement !). Il arrive fréquemment que des paroisses des environs demandent un Père pour l’Eucharistie du dimanche ou pour un enterrement ou pour des confessions : c’est Roger Fagnot qui cherche les confrères disponibles pour assurer ces ministères ponctuels, y compris le transport.

Notre bibliothèque au sous-sol est en cours d’informatisation par Antoine Garnier ; il passe ses journées dans les “bas-fonds” de la maison et ses nuits dans les hauteurs du 3e étage, où il gare son vélo pour ses sorties sportives de l’après-midi. La menuiserie fonctionne toujours avec Pierre Lhomme qui répare ou arrange avec dextérité et rapidité ce qu’on lui demande.

Du lapin à la compote
de pommes

Tout près de la menuiserie, Jacques Renard a son élevage de lapins ; pendant l’hiver, il n’a plus qu’une dizaine de lapins à s’occuper et ils sont en bonne santé. Juste à côté des lapins, il y a le fruitier où on conserve les pommes qui nous permettent d’avoir de la compote à table. La récolte a été tellement abondante en 2007 que nous mangerons de la compote jusqu’en mars ou avril 2008. C’est Pierre Vallée qui a pris ça en mains pour le triage des pommes. C’est lui aussi qui nous prépare l’apéro du dimanche midi ou des jours de fête. Le dernier arrivé dans la communauté, Gérard Guirauden, achève le travail de traduction des livres d’histoire de la Société d’Aylward Shorter qui travaille en collaboration avec Jean-Claude Cellier.


Bientôt l’histoire
de Mours

Quand il sera libéré de ce travail, nous aimerions qu’il écrive l’histoire de la maison de Mours depuis que les Pères Blancs en ont fait l’acquisition des mains des jésuites. Si parmi vous, chers lecteurs, il y en a qui ont des documents ou des souvenirs sur cette maison de Mours, vous nous feriez un grand plaisir de nous les communiquer.

Tous les confrères de la communauté sont d’accord avec ce papier que j’ai rédigé à la demande du Provincial. Je dois dire que les confrères sont tellement charmants et coopératifs qu’il n’est pas trop difficile d’animer la maison ; j’ai encore du temps pour me relaxer par des réussites à l’ordinateur ou au mah-jong. (Les réussites sont un bon moyen de “déstresser”).

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Eloi Declerck se fait un plaisir de soigner et Gabriel Muratet, économe de la maison, a le secret du “Rocher de St Laurent”. Ces deux amis aiment, avec humour, se chahuter verbalement, si bien que les confrères de Mours les comparent à Astérix et Obélix.

Voilà brièvement la vie à Mours et la part que chacun prend pour la bonne marche de la maison. Comme chacun y met beaucoup de bonne humeur et encore plus d’humour, ce n’est pas triste ; les jeux de mots fusent, comme par exemple, pour la journée des “migrants”, on a proposé à Éloi Declerck de présider la célébration en sa qualité de “mi-grand”. Ceux qui sont passés par Mours savent l’émulation qu’il y a entre Éloi et Gabriel, alias Astérix et Obélix.

À bientôt le plaisir de vous voir chez nous !


Jean-Claude Baratte