MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LA
54ème JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE
POUR LES VOCATIONS

7 Mai 2017– IVeme DIMANCHE DE PÂQUES

Thème: Poussés par l'Esprit pour la mission

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Statistiques Etudiants - Prieres pour les vocations missionnaires

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009

Message du pape François

Poussés par l'Esprit pour la mission

Chers frères et sœurs,

Au cours des années passées, nous avons eu l’occasion de réfléchir sur deux aspects qui concernent la vocation chrétienne : l’invitation à ‘‘sortir de soi’’ pour se mettre à l’écoute de la voix du Seigneur et l’importance de la communauté ecclésiale en tant que lieu privilégié où l’appel de Dieu naît, s’alimente et s’exprime.

À présent, à l’occasion de la 54ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, je voudrais m’arrêter sur la dimension missionnaire de l’appel chrétien. Celui qui s’est laissé attirer par la voix de Dieu et s’est mis à la suite de Jésus découvre bien vite en soi l’irrésistible désir de porter la Bonne Nouvelle à ses frères, à travers l’évangélisation et le service de la charité. Tous les chrétiens sont constitués missionnaires de l’Évangile ! Le disciple, en effet, ne reçoit pas le don de l’amour de Dieu pour une consolation privée ; il n’est pas appelé à porter lui-même ni à défendre les intérêts d’une entreprise ; il est simplement touché et transformé par la joie de se sentir aimé de Dieu et il ne peut pas garder cette expérience pour lui-même : « La joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire ». (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 21)

L’engagement missionnaire, par conséquent, n’est pas quelque chose qu’on va ajouter à la vie chrétienne, comme s’il s’agissait d’un ornement, mais au contraire, il est situé au cœur de la foi même : la relation avec le Seigneur implique le fait d’être envoyé dans le monde comme prophète de sa parole et témoin de son amour.

Même si nous expérimentons en nous beaucoup de fragilité et que nous pouvons parfois nous sentir découragés, nous devons élever la tête vers Dieu, sans nous laisser écraser par le sentiment d’inadéquation ou sans céder au pessimisme, qui fait de nous des spectateurs passifs d’une vie fatiguée et routinière. Il n’y a pas de place pour la crainte : c’est Dieu lui-même qui vient purifier nos ‘‘lèvres impures’’, en nous rendant aptes pour la mission : « Ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : ‘‘Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ?’’ Et j’ai répondu : ‘‘Me voici : envoie-moi !’’ » (Is 6, 6-8).

Chaque disciple missionnaire sent dans son cœur cette voix divine qui l’invite à ‘‘passer’’ au milieu des gens, comme Jésus, ‘‘en guérissant et faisant du bien’’ à tous (cf. Ac 10, 38). J’ai déjà eu l’occasion de rappeler, en effet, qu’en vertu du baptême, chaque chrétien est un ‘‘christophe’’, c’est-à-dire ‘‘quelqu’un qui porte le Christ’’ à ses frères (cf. Catéchèse, 30 janvier 2016). Cela vaut de manière particulière pour ceux qui sont appelés à une vie de consécration spéciale et également pour les prêtres, qui ont généreusement répondu : ‘‘Me voici, Seigneur, envoie-moi !’’. Avec un enthousiasme missionnaire renouvelé, ils sont appelés à sortir des enceintes sacrées du temple, pour permettre à la tendresse de Dieu de déborder en faveur des hommes (cf. Homélie de la Messe chrismale, 24 mars 2016). L’Église a besoin de prêtres ainsi : confiants et sereins pour avoir découvert le vrai trésor, anxieux d’aller le faire connaître à tous avec joie (cf. Mt 13, 44) !

Certes, nombreuses sont les questions qui surgissent lorsque nous parlons de la mission chrétienne : que signifie être missionnaire de l’Évangile ? Qui nous donne la force et le courage de l’annonce ? Quelle est la logique évangélique dont s’inspire la mission ? À ces interrogations, nous pouvons répondre en contemplant trois scènes de l’Évangile : le début de la mission de Jésus dans la synagogue de Nazareth (cf. Lc 4, 16-30) ; le chemin que parcourt le Ressuscité aux côtés des disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-35) ; enfin, la parabole de la semence (cf. Mc 4, 26-27).

Jésus est oint par l’Esprit et envoyé. Être disciple missionnaire signifie participer activement à la mission du Christ, que Jésus lui-même décrit dans la synagogue de Nazareth : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur » (Lc 4, 18-19). C’est aussi notre mission : être oints par l’Esprit et aller vers nos frères annoncer la Parole, en devenant pour eux un instrument de salut.

Jésus se joint à notre chemin. Face aux questions qui émergent du cœur de l’homme et aux défis qui surgissent de la réalité, nous pouvons éprouver une sensation d’égarement et sentir un manque d’énergies et d’espérance. Il y a le risque que la mission chrétienne apparaisse comme une pure utopie irréalisable ou, en tout cas, comme une réalité qui dépasse nos forces. Mais si nous contemplons Jésus ressuscité, qui marche aux côtés des disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-15), notre confiance peut être ravivée ; dans cette scène évangélique, nous avons une authentique ‘‘liturgie de la route’’, qui précède celle de la Parole et du Pain rompu et nous fait savoir que, à chacun de nos pas, Jésus est à nos côtés ! Les deux disciples, blessés par le scandale de la Croix, sont en train de retourner chez eux en parcourant la voie de l’échec : ils portent dans leur cœur une espérance brisée et un rêve qui ne s’est pas réalisé. En eux, la tristesse a pris la place de la joie de l’Évangile. Que fait Jésus ? Il ne les juge pas, il parcourt la même route qu’eux et, au lieu d’élever un mur, il ouvre une nouvelle brèche. Lentement, il transforme leur découragement, il rend brûlants leurs cœurs et ouvre leurs yeux, en annonçant la Parole et en rompant le Pain. De la même manière, le chrétien ne porte pas seul l’engagement de la mission, mais dans les fatigues et dans les incompréhensions, il fait aussi l’expérience que « Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 266).

Jésus fait germer la semence. Enfin, il est important d’apprendre de l’Évangile le style de l’annonce. Souvent, en effet, même avec les meilleures intentions, il peut arriver de céder à une certaine frénésie du pouvoir, au prosélytisme ou au fanatisme intolérant. L’Évangile, au contraire, nous invite à rejeter l’idolâtrie du succès et de la puissance, la préoccupation excessive pour les structures, et une certaine anxiété qui répond plus à un esprit de conquête qu’à l’esprit du service. La semence du Royaume, bien que petite, invisible et parfois insignifiante, grandit silencieusement grâce à l’œuvre incessante de Dieu : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment » (Mc 4, 26-27). Voilà notre première confiance : Dieu dépasse nos attentes et il nous surprend par sa générosité, en faisant germer les fruits de notre travail au-delà des calculs de l’efficacité humaine.

Par cette confiance évangélique, nous nous ouvrons à l’action silencieuse de l’Esprit, qui est le fondement de la mission. Il ne peut jamais y avoir de pastorale vocationnelle ni de mission chrétienne sans la prière assidue et contemplative. En ce sens, il faut alimenter la vie chrétienne par l’écoute de la Parole de Dieu et, surtout, prendre soin de la relation personnelle avec le Seigneur dans l’adoration eucharistique, ‘‘lieu’’ privilégié de la rencontre avec Dieu.

C’est cette intime amitié avec le Seigneur que je désire vivement encourager, surtout pour implorer du ciel de nouvelles vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Le peuple de Dieu a besoin d’être guidé par des pasteurs qui consacrent leur vie au service de l’Évangile. C’est pourquoi je demande aux communautés paroissiales, aux associations et aux nombreux groupes de prière présents dans l’Église : contre la tentation du découragement, continuez à prier le Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa moisson et de nous donner des prêtres amoureux de l’Évangile, capables d’être proches de leurs frères et d’être, ainsi, un signe vivant de l’amour miséricordieux de Dieu.

Chers frères et sœurs, aujourd’hui encore, nous pouvons retrouver l’ardeur de l’annonce et proposer, surtout aux jeunes, la sequela du Christ. Face à la sensation répandue d’une foi fatiguée ou réduite à de purs ‘‘devoirs à accomplir’’, nos jeunes ont le désir de découvrir l’attrait toujours actuel de la figure de Jésus, de se laisser interroger et provoquer par ses paroles et par ses gestes et, enfin, de rêver, grâce à lui, d’une vie pleinement humaine, joyeuse de se consacrer à l’amour.

La Très Sainte Marie, Mère de notre Sauveur, a eu le courage d’embrasser ce rêve de Dieu, en mettant sa jeunesse et son enthousiasme dans ses mains. Que son intercession nous obtienne la même ouverture de cœur, la diligence à professer notre ‘‘Me voici’’ à l’appel du Seigneur et la joie de nous mettre en route (Lc 1, 39), comme elle, pour l’annoncer au monde entier.

Du Vatican, le 27 novembre 2016

Premier dimanche de l’Avent

François


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Quelques chiffres France

En 2008
15 008 prêtres diocésains
4 632 prêtres religieux

Les ordinations
96 ordinations de prêtres diocésains en 2012 (150 avec Religieux)
89 ordinations de prêtres diocésains en 2009
98 ordinations de prêtres diocésains en 2008
101 ordinations de prêtres diocésains en 2007
32 ordinations presbytérales de religieux en 2007

2 250 diacres permanents en service
94 ordinations de diacres permanents en 2008
121 ordinations de diacres permanents en 2007
101 ordinations de diacres permanents en 2006

Les instituts religieux masculins (1er janvier 2009)
7 504 religieux résidant en France (7 033 français) :
1 185 moines (dont 77 étrangers)

Des jeunes se préparent à :
–> devenir prêtres diocésains (2009-2010)
125 entrées en 1ère année de formation au ministère de prêtre diocésain
(au 15 novembre 2009)
756 séminaristes en formation en 2009 (non compris les propédeutiques)
–> devenir religieux (2008-2009)
79 novices français dont 35 moines

(source : SNV)

 

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Prière


Christ Jésus,
serviteur de l’amour du Père,
Tu es venu parmi nous,
Pour nous appeler à vivre
Avec Toi et comme Toi
Pour un monde plus juste
et plus fraternel,
Tu appelles toutes tes créatures
À participer à ta mission
Suscite en ton Église,
Des disciples ardents,
Conduits par le souffle de l’Esprit
Loué sois-tu Seigneur
Pour les consacrés et les prêtres
Serviteurs de ton peuple
Que ton Esprit guide
Les jeunes que tu appelles
A être signes de ta charité et de ton espérance
Qu’à travers toutes les vocations
Se révèle ton visage
De lumière et de paix
Amen




MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE FRANCIS
FOR THE 54th WORLD DAY OF PRAYER FOR VOCATIONS

See the Formation of the Missionaries of Africa
Statistics Students - Prayer of the Missionaries of Africa for Vocations

7 May 2017 - FOURTH SUNDAY OF EASTER

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009

Theme 2017 : Led by the Spirit for Mission

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Dear Brothers and Sisters,

In the last few years, we have considered two aspects of the Christian vocation: the summons to “go out from ourselves” to hear the Lord’s voice, and the importance of the ecclesial community as the privileged place where God’s call is born, nourished and expressed.

Now, on this 54th World Day of Prayer for Vocations, I would like to reflect on the missionary dimension of our Christian calling. Those who drawn by God’s voice and determined to follow Jesus soon discover within themselves an irrepressible desire to bring the Good News to their brothers and sisters through proclamation and the service of charity. All Christians are called to be missionaries of the Gospel! As disciples, we do not receive the gift of God’s love for our personal consolation, nor are we called to promote ourselves, or a business concern. We are simply men and women touched and transformed by the joy of God’s love, who cannot keep this experience just to ourselves. For “the Gospel joy which enlivens the community of disciples is a missionary joy (Evangelii Gaudium, 21).

Commitment to mission is not something added on to the Christian life as a kind of decoration, but is instead an essential element of faith itself. A relationship with the Lord entails being sent out into the world as prophets of his word and witnesses of his love.

Even if at times we are conscious of our weaknesses and tempted to discouragement, we need to turn with God with confidence. We must overcome a sense of our own inadequacy and not yield to pessimism, which merely turns us into passive spectators of a dreary and monotonous life. There is no room for fear! God himself comes to cleanse our “unclean lips” and equip us for the mission: “Your guilt has departed and your sin is blotted out. Then I heard the voice of the Lord saying, ‘Whom shall I send and who will go for us?’ And I said, ‘Here am I, send me’” (Is 6:6-8).

In the depths of their heart, all missionary disciples hear this divine voice bidding them to “go about”, as Jesus did, “doing good and healing all” (cf. Acts 10:38). I have mentioned that, by virtue of baptism, every Christian is a “Christopher”, a bearer of Christ, to his brothers and sisters (cf. Catechesis, 30 January 2016). This is particularly the case with those called to a life of special consecration and with priests, who have generously responded, “Here I am, Lord, send me!” With renewed missionary enthusiasm, priests are called to go forth from the sacred precincts of the temple and to let God’s tender love overflow for the sake of humanity (cf. Homily at the Chrism Mass, 24 March 2016). The Church needs such priests: serenely confident because they have discovered the true treasure, anxious to go out and joyfully to make it known to all (cf. Mt 13:44).

Certainly many questions arise when we speak of the Christian mission. What does it mean to be a missionary of the Gospel? Who gives us the strength and courage to preach? What is the evangelical basis and inspiration of mission? We can respond to these questions by meditating on three scenes from the Gospels: the inauguration of Jesus’ mission in the synagogue at Nazareth (cf. Lk 4:16-30); the journey that, after his resurrection, he makes in the company of the disciples of Emmaus (cf. Lk 24:13-35) and, finally, the parable of the sower and the seed (cf. Mt 4:26-27).

Jesus is anointed by the Spirit and sent. To be a missionary disciple means to share actively in the mission of Christ. Jesus himself described that mission in the synagogue of Nazareth in these words: “The Spirit of the Lord is upon me, because he has anointed to bring good news to the poor. He has sent me to proclaim release to the captives and recovery of sight to the blind, to let the oppressed go free, and to proclaim the year of the Lord’s favour” (Lk 4:18-19). This is also our mission: to be anointed by the Spirit, and to go out to our brothers and sisters in order to proclaim the word and to be for them a means of salvation.

Jesus is at our side every step of the way. The questions lurking in human hearts and the real challenges of life can make us feel bewildered, inadequate and hopeless. The Christian mission might appear to be mere utopian illusion or at least something beyond our reach. Yet if we contemplate the risen Jesus walking alongside the disciples of Emmaus (cf. Lk 24:13-15), we can be filled with new confidence. In that Gospel scene, we have a true “liturgy of the street”, preceding that of the word and the breaking of the bread. We see that, at every step of the way, Jesus is at our side! The two disciples, overwhelmed by the scandal of the cross, return home on the path of defeat. Their hearts are broken, their hopes dashed and their dreams shattered. The joy of the Gospel has yielded to sadness. What does Jesus do? He does not judge them, but walks with them. Instead of raising a wall, he opens a breach. Gradually he transforms their discouragement. He makes their hearts burn within them, and he opens their eyes by proclaiming the word and breaking the bread. In the same way, a Christian does not bear the burden of mission alone, but realizes, even amid weariness and misunderstanding, that “Jesus walks with him, speaks to him, breathes with him, works with him. He senses Jesus alive with him in the midst of the missionary enterprise” (Evangelii Gaudium, 266).

Jesus makes the seed grow. Finally, it is important to let the Gospel teach us the way of proclamation. At times, even with the best intentions, we can indulge in a certain hunger for power, proselytism or intolerant fanaticism. Yet the Gospel tells us to reject the idolatry of power and success, undue concern for structures, and a kind of anxiety that has more to do with the spirit of conquest than that of service. The seed of the Kingdom, however tiny, unseen and at times insignificant, silently continues to grow, thanks to God’s tireless activity. “The kingdom of God is as if a man should scatter seed on the ground, and should sleep or rise night and day, and the seed should sprout and grow, he knows not how” (Mk 4:26-27). This is our first reason for confidence: God surpasses all our expectations and constantly surprises us by his generosity. He makes our efforts bear fruit beyond all human calculation.

With this confidence born of the Gospel, we become open to the silent working of the Spirit, which is the basis of mission. There can be no promotion of vocations or Christian mission apart from constant contemplative prayer. The Christian life needs to be nourished by attentive listening to God’s word and, above all, by the cultivation of a personal relationship with the Lord in Eucharistic adoration, the privileged “place” for our encounter with God.

I wish heartily to encourage this kind of profound friendship with the Lord, above all for the sake of imploring from on high new vocations to the priesthood and the consecrated life. The People of God need to be guided by pastors whose lives are spent in service to the Gospel. I ask parish communities, associations and the many prayer groups present in the Church, not to yield to discouragement but to continue praying that the Lord will send workers to his harvest. May he give us priests enamoured of the Gospel, close to all their brothers and sisters, living signs of God’s merciful love.

Dear brothers and sisters, today too, we can regain fervour in preaching the Gospel and we can encourage young people in particular to take up the path of Christian discipleship. Despite a widespread sense that the faith is listless or reduced to mere “duties to discharge”, our young people desire to discover the perennial attraction of Jesus, to be challenged by his words and actions, and to cherish the ideal that he holds out of a life that is fully human, happy to spend itself in love.

Mary Most Holy, the Mother of our Saviour, had the courage to embrace this ideal, placing her youth and her enthusiasm in God’s hands. Through her intercession, may we be granted that same openness of heart, that same readiness to respond, “Here I am”, to the Lord’s call, and that same joy in setting out (cf. Lk 1:39), like her, to proclaim him to the whole world.

From the Vatican, 27 November 2016

First Sunday of Advent

Franciscus